
Mots que je chéris le jour, qui me maudissez la nuit, je suis succube de vos charmes. Mystérieux compagnons, habiles courtisans ou sévères juges, en vos mains ma vie se déroule songes emmêlés aux vérités. De vagues terreurs en terrifiantes vagues, je dérive sur les flots déliés et sombres qui m’emportent vers des continents insondables. Mes cales enflent et ne cesse de s’arrondir sous la douleur incoercible. Apparaissent des îles chatoyantes où un ara qui rit invite les marins perdus. Les plages sont des déserts lunaires où je trouverai peut-être la tranquillité. Syllabes et consonnes, je cherche quelqu’ombre salutaire. Alors vous me peignez les hommes avec des ailes repliées comme de solides boucliers. La conque marine s’empourpre de mon sang devenu vin. Les fonds comme tentacules appellent à sombrer. Un mirage de bonheur s’agite parmi les coraux qui sont mille petits bras Mais là-bas, dans un coin de raison, demeure encore quelque vestige des joies qui firent quelques jours. Je me souviens, mais est-ce si lointain, d’un visage où la lumière jouait aux ombres chinoises sous les tilleuls nus. D’une main je brisais l’harmonie d’une nature innocente. Aurais-je su, que jamais je n’aurais envahi l’œuvre qui se dessinait sans prétention.
Ce n'était qu'un rêve fugace....un cauchemar déguisé....nuit étrange..................
Margod
3 h 37
07/05/06

Commentaires
Par Damien le 11/05/2006 à 21h12
Etonnant, on dirait un canevas de différents auteurs. Des inspirations très diverses et mêlées. Très sympathique.
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